Un coureur lève les bras trois fois en trois semaines et ne gagne pas le Tour. Un autre ne remporte aucune étape et repart avec le maillot jaune sur les épaules. Vu du canapé, c’est à n’y rien comprendre. La clé tient en une phrase : le Tour récompense le coureur le plus rapide sur l’ensemble des trois semaines, pas celui qui gagne le plus d’étapes. Le vainqueur, c’est celui qui a mis le moins de temps à relier le départ à Paris.
Le chrono, pas les bras levés
À chaque étape, on relève le temps de chaque coureur à l’arrivée. On additionne tous ces temps, jour après jour, pendant les vingt et une étapes. Ce cumul, c’est le classement général. Le coureur au temps total le plus bas est en tête, et c’est lui qui porte le fameux maillot jaune.
Et justement, sur beaucoup d’étapes, les coureurs arrivent tous ensemble. Sur le plat, le peloton roule groupé et franchit la ligne dans le même paquet, donc dans le même temps. Ces jours-là, même le vainqueur ne prend quasiment aucune avance au général. Le train de sprint se joue pour la gloire de l’étape, pas pour le maillot jaune.
Le plus simple, c’est de le voir en action. Avance étape par étape ci-dessous et regarde le maillot changer de dos.
Construis le classement général
Avance étape par étape (ou clique une étape) et regarde qui prend le maillot jaune, et pourquoi.
Pourquoi la montagne décide tout
Les écarts se creusent quand la route s’élève. Dans un col long de plusieurs kilomètres, un grimpeur peut lâcher ses adversaires et leur prendre une, deux, parfois trois minutes en une seule journée. Ces minutes ne se rattrapent plus : elles restent inscrites au général jusqu’à Paris. Voilà pourquoi on dit que le Tour se gagne en montagne. Une étape de plaine ne change presque rien au classement, une étape de haute montagne peut tout renverser.
Les secondes qui font la différence
Deux détails complètent le tableau. D’abord les bonifications : les premiers d’une étape se voient retirer quelques secondes, dix pour le vainqueur et un peu moins pour les suivants. De quoi grappiller un petit avantage quand les favoris se tiennent de près. Ensuite le contre-la-montre, cette étape où chacun s’élance seul face au chrono, sans pouvoir s’abriter derrière personne. Là, les meilleurs rouleurs reprennent du temps. C’est souvent le dernier juge de paix avant l’arrivée.
Alors, qui va gagner cette année ?
Cette semaine, tout se joue dans les Alpes, avec le double passage par l’Alpe d’Huez. En tête, Tadej Pogačar défend son maillot jaune et vise un cinquième Tour de France. Derrière lui, ses poursuivants n’ont plus que la montagne pour tenter de renverser la table. Voici les coureurs à suivre d’ici Paris.
Les 5 coureurs à suivre cette dernière semaine
Qui regarder dans les cols du week-end, et pourquoi. Touche une carte pour l’histoire du coureur.
Pour aller plus loin
Une fois qu’on a compris le classement général, le Tour se regarde autrement. Chaque seconde grignotée dans un col, chaque coureur qui s’accroche dans la roue d’un favori, prend tout son sens. Reste une question : pourquoi tous ces coureurs ne portent-ils pas le même maillot ? C’est l’histoire du maillot vert, du maillot à pois et du maillot blanc, et on vous la raconte très bientôt.
Envie de prolonger hors saison ? Un bon livre sur l’histoire et les légendes de la Grande Boucle se savoure toute l’année.
Cet article contient un lien affilié. Si vous passez par ce lien pour acheter, le site touche une petite commission, sans surcoût pour vous. Cela nous aide à continuer à écrire.